Son état de santé s’était dégradé ces dernières heures selon le personnel du Moi Teaching and Referral Hospital, où elle avait été admise. « Nous avons appris le triste décès de notre athlète olympique Rebecca Cheptegei à la suite d’une violente agression de son petit ami, a informé le président du Comité olympique ougandais Donald Rukare sur son compte X. Que son âme repose en paix et nous condamnons fermement la violence contre les femmes. Il s’agit d’un acte lâche et insensé qui a conduit à la perte d’une grande athlète. Son héritage perdurera. »
Cheptegei, loin d’être un cas isolé
Dimanche dernier, son compagnon, identifié comme Dickson Ndiema Marangach par la police locale, s’était introduit chez l’athlète avant de l’arroser d’essence et de mettre le feu, selon le quotidien kényan The Standard. Le couple était présenté comme ayant « constamment des disputes familiales » selon la police. Un membre du personnel de l’hôpital où elle était soignée avait confié à l’AFP mercredi 4 septembre que l’Ougandaise souffrait d’ »une infection bactérienne de septicémie en raison de graves blessures à l’estomac et à la partie inférieure du corps« .
Rebecca Cheptegei, âgée de 33 ans, avait notamment participé au marathon des Championnats du monde d’athlétisme de Budapest en 2023 (14e) et à celui des Jeux olympiques de Paris le 11 août dernier, terminant à la 44e place.
L’athlétisme kenyan a été témoin ces dernières années de plusieurs drames. Agnes Tirop, double médaillée de bronze du 10 000 mètres avait été assassinée de plusieurs coups de couteau en octobre 2021. Son mari a été inculpé pour meurtre, et nie toujours les faits. Quelques mois plus tard, en avril 2022, la Bahreïnie Damaris Mutua, avait été retrouvée morte à Iten, un des centres d’entraînement qui a fait la renommée du fond kenyan. Son compagnon est toujours le principal suspect.
AFP